Portraits de Prague D’une personne, l’autre
Documentaires radiophoniques | 1991

Prague, d’une personne, l’autre, La Limite du bleu - Bernard Cousserans productions, coll. « Mondes » (dix cassettes audio, hors-commerce), Montpellier, 1991, 56. 00.


L’idée de départ ? Un portrait radiophonique de la ville de Prague, réalisé lors du festival artistique et trans-disciplinaire People to People qui, versant arts de L’Assemblée éuropéenne des citoyens présidée par Vaclav Havel, associait durant trois jours (les 19, 20 & 21 octobre 1990), performances et concerts dans la rue, expositions et rencontres dans des cafés littéraires, nouvelles tendances musicales et découvertes de jeunes artistes. Un reportage sonore, donc, développé sur un week-end particulier lors duquel festivaliers anonymes américains, français, espagnols et tchèques se découvraient et se rencontraient dans une capitale européenne investie par des rythmes lumineux et des spectacles permanents ! Ville où Andy Warhol, dont la famille était originaire de l’actuelle Slovaquie, devient soudain l’égérie : où est Prague ? Car cette capitale mythique, romanesque, car la ville de Franz Kafka s’accommode peut-être mal d’un fast-food culturel… Aussi, la mémoire et la tradition littéraire des lieux, leur architecture baroque reprennent-elles vite leur histoire, leur lumière et leur ombre, sur la fureur in progress des concerts ? Ce reportage, c’est cela : approcher la mémoire de la ville à travers une culture impatiente et rêveuse. La promenade (labyrinthique ?) pragoise devient alors une suite de rencontres avec des artistes, des personnes anonymes, des voix du monde qui apparaissent ou s’effacent avec, d’une personne, l’autre, une forme d’histoire de la vie.



Entretiens avec Maurice Najman, directeur artistique de People to People et Janine Delaunay, journaliste ; extrait des carnets de notes magnétiques de Jeanine Delaunay (entretien avec Vaclav Jamek, écrivain ); rencontres avec Daniel Mesguich (à propos de Prague, ville baroque) et Alain Jouffroy (à propos d’André Pieyre de Mandiargues…).


 


© alexandre castant | 2011